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Mairie de Velaines

Présentation de Velaines

De nos jours...

Commune d’environ 900 habitants de la région Grand-Est située dans le sud meusien entre Ligny-en-Barrois et Bar-le-Duc.

Vous y trouverez un sentier pédagogique avec une signalétique pour guider les visiteurs jusqu’à déboucher dans une magnifique cédraie implantée dans les années 50.

A voir également, l’église Saint Rémy, située sur la RN135, au milieu de ce beau village, de style Renaissance, possédant des œuvres classées aux monuments historiques.

Continuons dans la culture avec la médiathèque « L’Oiseau-Lire » flambant neuve où tout le monde est le bienvenu. Elle a tout d’une grande : presse à consulter, jeux vidéo Switch, ordinateurs, jeux de société, livres, BD, Manga, spectacles, animations, conférences, expositions… Les agents communaux et les bénévoles vous renseigneront avec plaisir et bonne humeur.

Sans oublier le groupe scolaire, de la maternelle au CM2 avec sa cour toute neuve donnant sur l’arrière de la médiathèque où trône un préau gardant les enfants à l’abri des intempéries. Un service de cantine et de garderie est proposé aux parents.

Un peu d'histoire de notre village

Fermez les yeux… et imaginez Velaines il y a quatre siècles.

Le paysage est presque le même, et pourtant tout est différent.

Au loin, l’Ornain accompagne tranquillement le village. Les coteaux portent leurs vignes, les champs s’étendent autour des maisons et les bois ferment l’horizon. Dans les chemins, on croise des paysans revenant des terres, des artisans occupés à leur ouvrage, des chevaux tirant une charrette. Les cloches de l’église rythment les heures.

Nous sommes à Velaines, au cœur du Barrois.

Mais pour comprendre ce village, il faut remonter encore plus loin, jusqu’au Moyen Âge.

Quand Velaines s’appelait encore autrement…

Au fil des siècles, le village a porté différents noms : Villénoé, Invaux, Inval, Villeyne, Vellayne… Autant de traces laissées par le temps avant que le nom de Velaines ne s’impose.

Peu à peu, une communauté se forme et s’organise. En 1276, les habitants obtiennent des franchises qui définissent leurs droits et leurs devoirs. La vie du village se structure autour de ses terres, de ses institutions et de son église.

Velaines n’est alors qu’un village parmi d’autres du Barrois, mais ses habitants ont déjà cette volonté de faire vivre leur communauté et de défendre ses intérêts.

La tranquillité des champs et des maisons est parfois trompeuse.

Au Moyen Âge et durant les siècles qui suivent, les guerres et les conflits viennent régulièrement troubler la vie quotidienne. La maison forte témoigne de cette époque où un village devait pouvoir se protéger.

Puis viennent les guerres de Religion, les troubles de la Ligue, la Fronde… Les grands événements de l’Histoire ne restent jamais très éloignés des habitants. Ils se traduisent ici par des passages de soldats, des inquiétudes, des réquisitions, des difficultés économiques et parfois des années de misère.

Pourtant, entre deux périodes de trouble, la vie reprend.

On retourne aux champs. On entretient les vignes. Les artisans reprennent leur travail. Les familles se réunissent. Les enfants grandissent et prennent à leur tour la place de leurs parents.

C’est ainsi que le village traverse les siècles.

À Velaines, l’église occupe une place essentielle dans la vie de la communauté.

Les cloches annoncent les grandes fêtes, mais aussi les baptêmes, les mariages et les décès. Elles accompagnent les habitants dans tous les moments importants de leur existence.

Les curés se succèdent et deviennent les témoins privilégiés de cette vie villageoise. Derrière chacun d’eux se trouve une époque, avec ses habitudes, ses difficultés et ses personnages.

La paroisse est bien plus qu’un lieu de culte : elle constitue un véritable lien entre les habitants : « Une paroisse est une famille. »

Mais l’histoire d’un village ne se résume pas à ses seigneurs, à ses curés ou aux grands événements.

La véritable histoire de Velaines, ce sont d’abord ses habitants.

Il y a ceux qui cultivent la terre et récoltent le blé. Ceux qui travaillent la vigne. Ceux qui exercent un métier d’artisan. Ceux qui commercent. Ceux qui possèdent quelques terres et ceux qui travaillent pour les autres.

Il y a surtout les familles.

Certaines apparaissent dans les archives pendant quelques années, d’autres reviennent génération après génération. Les mêmes noms traversent parfois les registres et les siècles, témoins silencieux de ces lignées qui ont construit le village.

On imagine les veillées d’autrefois, les conversations sur le pas des portes, les fêtes qui rassemblent les habitants, mais aussi les jours difficiles lorsque la récolte est mauvaise ou que la maladie frappe une famille.

C’est cette vie ordinaire, faite de travail, de courage, de solidarité et parfois de drames, qui donne toute sa richesse à l’histoire de Velaines.

Et puis vint 1789…

Pendant des siècles, les habitants ont vécu dans un monde organisé selon des règles anciennes.

Puis, en 1789, tout bascule.

La Révolution française bouleverse l’organisation du pays et, avec elle, celle des villages. Les anciennes institutions disparaissent progressivement. Une nouvelle manière de gouverner et de vivre ensemble commence.

Pour Velaines aussi, une page se tourne.

Le village entre alors dans une époque nouvelle, mais il conserve dans ses paysages, ses lieux et surtout dans la mémoire de ses habitants les traces de cette longue histoire.

Une histoire qui nous appartient

Derrière une maison, une rue ou un morceau de paysage, il y a peut-être le souvenir d’une famille qui vivait ici il y a trois cents ans.

Derrière une vieille pierre, les traces d’un monde disparu.

Et sous nos pas, parfois, ce sont plusieurs siècles d’histoire qui sommeillent.

Velaines n’est pas seulement un village que l’on habite. C’est un village que des générations d’hommes et de femmes ont construit, aimé et transmis.

À nous désormais d’en préserver la mémoire et de continuer à écrire son histoire.

La Nécropole

En 2021, pour le projet de déviation de la RN135 et sur demande de l’Etat, 10 hectares entre Tronville-en-Barrois et Ligny-en-Barrois ont été fouillés par les archéologues de l’Inrap (Institut National de Recherches Archéologiques Préventives).

Les scientifiques ont alors mis à jour une nécropole mérovingienne (dynastie qui régna du Vème siècle jusqu’au milieu du VIIIème siècle), plus précisément du VIème siècle, regroupant entre 300 et 400 individus répartis sur 120 sépultures. Toutes catégories d’âge et de genre sont présents, inhumés avec un ou plusieurs objets.

Ces fouilles ont permis d’appréhender l’histoire de l’occupation humaine en Meuse.

Des visites d’environ 1 heure étaient organisées afin de faire découvrir ces vestiges du Haut-Moyennage à la population.

Un stand de découverte de l’anthropologie et une présentation d’objets issus de la fouille attendait les visiteurs à la suite de leur parcours, accompagnés par un scientifique de l’institut.

Le Blason

En traçant le « V » de Velaines, les deux branches du chevron d’argent renversé rappellent que la commune a pour origine deux paroisses : Saint Rémy d’Inval (Grande Velaine) et Saint Martin (Petite Velaine).

Le chevronnel ondé d’azur (bleu) suit le tracé de l’Ornain et celui du canal de la Marne au Rhin.

Le champ de sinople (vert) ainsi que la tête de bélier symbolisent les prairies et l’élevage.

Le champ d’or évoque les céréales et le silo important qui permet de les stocker.

Les petites industries traditionnelles (moulin et huilerie actionnés par l’Ornain, pressoir…) sont illustrées par le fer de moulin de pourpre (violet). Avec le pourpre du fer de moulin, on ne peut oublier l’importance de la vigne jusqu’à la fin du XIXe siècle à Velaines.

Avec la paire de broyes, on brisait jadis les tiges de chanvre, une autre culture traditionnelle.

Enfin, la tête de bélier remémore une légende verbale selon laquelle les habitants de Velaines mangeaient traditionnellement des têtes de moutons, « les chignettes », à la fête du pays : la Saint Martin.

Blason composé et dessiné par Robert André Louis et Daniel Da Ponte avec l’approbation du Conseil français héraldique et adopté par la commune en novembre 2004.